Voyage solo aux États-Unis : osez la liberté, enchaînez découvertes et rencontres !

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Voyager seul(e) aux États-Unis, c’est se donner le droit de prendre le temps, de se confronter à l’inattendu et de se créer des souvenirs très personnels. Après avoir traîné mes baskets en solo de l’Arizona au Colorado, jusque dans le Dakota du Sud, voici un aperçu de ce que peut vous réserver ce type d’expérience.

Oser le voyage solo… et découvrez une forme de liberté

Prendre la route seul aux USA, c’est d’abord réaliser qu’on peut s’arrêter où on veut et modifier son programme sur un coup de tête, sans explication, juste en suivant son envie.

Un matin par exemple, tout juste débarqué de l’avion à Denver dans le Colorado, j’ai décidé d’aller visiter Garden of the gods, un petit parc naturel à 1h30 au sud de Denver, alors que j’avais déjà 4 heures de route de prévues dans ma journée vers le nord. Je m’en sentais capable, il faisait beau et j’en avais envie, car j’avais raté ce parc lors de mon précédent voyage solo pour cause de tempête. Alors je l’ai fait.

Et je ne l’ai pas regretté car ce parc est très beau, surtout au lever du soleil (merci le jetlag qui m’a permis d’y être avant l’ouverture du Visitor Center et de faire la scenic drive presque seul).

Une autre fois, j’ai décidé de faire l’impasse sur Organ Pipe Cactus National Monument lors d’un voyage solo en Arizona, tout simplement parce que j’arrivais en fin de séjour et que j’avais accumulé trop de fatigue. Le ratio « route / intérêt du lieu à visiter » ne m’a pas semblé suffisant pour me prendre la route.

C’est ça aussi la liberté de voyager seul : faire ses choix et les assumer sans même devoir les expliquer 🙂

Voyageur solo ok, mais jamais tête en l’air

Ne pas savoir qui contacter en cas d’accident de voiture, perdre son sac avec ses papiers ou tomber malade, tout peut arriver, et en solo, c’est le genre de mésaventure qu’on préfère éviter !

J’ai pris l’habitude avant chaque départ d’imprimer les différents documents importants et obligatoires (mon ESTA, mes documents d’identité, mes réservations d’hôtels), et d’en avoir une copie numérique sur Google Drive également.

J’étais content d’avoir tous mes numéros d’urgence accessibles dans mon téléphone lorsque j’ai contracté le COVID à New York en 2021. J’ai pu avoir les dernières informations et obligations sanitaires à respecter auprès de mon assurance et booker un hôtel pour me confiner pendant une semaine. Prévoyez l’imprévu sans tomber dans la psychose : cela apaise et libère l’esprit.

Une fois rassuré, vous pourrez prendre le temps de vous asseoir sur un rocher et contempler le spectacle… Le temps que vous voudrez.

Sécurité et bon sens, le combo gagnant

Voyager seul, c’est la liberté, certes. Mais parfois il faut savoir se limiter, être attentif et éviter les situations qui pourraient vous mettre en danger.

Lors de ma visite au Black Canyon of the Gunnison, un magnifique parc, assez sauvage, du Colorado, mon voyage aurait pu connaître une suite très différente.
Il était très tôt (oui, j’aime visiter les parcs très tôt le matin), et j’étais sans doute mal réveillé car j’avoue avoir baissé ma garde pendant quelques secondes.

En m’approchant au bord d’une falaise (un canyon vertigineux pouvant contenir la totalité de la tour Burj Khalifa de Dubaï), un rattlesnake, autrement dit un crotale, a soudain surgit de sous une pierre avec la volonté assez nette de vouloir me mordre. J’ai fait un bond en arrière et évité de justesse la morsure.

Après cet épisode, j’ai pris conscience de l’importance de ne jamais oublier que les parcs américains sont avant tout des espaces sauvages. Et qu’être seul le matin très tôt dans un parc de plus de 100km2 est à la fois magique mais également dangereux, et qu’il faut donc redoubler de prudence.

Les rencontres inattendues

Ce que j’aime aux États-Unis, c’est qu’on rencontre facilement des gens, même quand on voyage seul. Bien sûr, parfois dans les restos ou les boutiques, l’accueil peut sembler intéressé, c’est vrai que la question du pourboire y joue beaucoup ! Mais le plus souvent, la curiosité l’emporte, surtout dans les petites villes ou les coins peu touristiques.

Je me souviens d’un moment simple mais marquant dans le Dakota du Sud. À Deadwood, un matin, j’attendais devant un restaurant fermé. J’ai demandé à un homme s’il savait à quelle heure il ouvrait, pensant juste obtenir une info rapide. Finalement, je me suis retrouvé à discuter longuement avec lui. Il s’appelait Atticus, ancien agriculteur de Rapid City, qui était venu s’installer à Deadwood pour s’occuper de ses parents, qui avaient d’ailleurs vécu à Lyon en France dans leur jeunesse. Quand il a appris que je portais le même prénom que son père, son sourire n’a plus quitté son visage. Ce genre de rencontres crée des petits moments sympas, pour lui comme pour moi.

C’est vraiment l’un des grands plaisirs de voyager seul : on se sent libre de s’arrêter, de discuter, de se laisser porter par ces rencontres imprévues, sans jamais avoir à regarder sa montre ou s’inquiéter du planning.

C’est dans ces instants-là que le voyage solo prend tout son sens.

Se déplacer et profiter

Aux USA, difficile, voire impossible de ne pas louer une voiture pour parcourir les Scenic Byways entre désert et canyons, à son rythme. Personnellement, ce que je préfère c’est prendre la route tôt, très tôt (5h du mat) et rouler au soleil levant sur les routes américaines, avec un café taille XXL et un paquet d’Oréos. Ce serait presque ma vision du bonheur 🙂

Chacun peut trouver petit à petit les moments où il se sent « au top ». Ces moments où on se dit « je me sens bien, c’est beau, il fait bon ».

Mais la voiture n’est pas le seul moyen de locomotion. Les USA proposent également quelques lignes de chemin de fer qui vous feront voyager dans le temps au milieu de paysages à couper le souffle comme par exemple le Durango & Silverton Narrow Gauge Railroad (voir l’article), que j’ai repris sur un coup de tête lors de mon deuxième passage à Durango en solo : 7h aller/retour pas du tout planifiées dans les montagnes du Colorado !

Prendre goût à la solitude… et à chaque instant

Un road trip solo, ce sont des heures à juste contempler le paysage, comme lors d’une traversée matinale des Badlands, avec pour seuls bruits autour ceux du vent et du cri lointain d’un faucon ou en mettant la radio « 60’s Gold » sur Sirius XM en parcourant la Route 66 avec cette sensation rare, et douce de n’appartenir qu’à l’instant présent.

Partir seul aux USA, c’est s’offrir une dose d’aventure, de liberté, mais aussi d’authenticité. Aussi bien dans le désert de l’Arizona, au sommet d’une montagne du Colorado ou dans le saloon d’un ville fantôme.

Prendre son temps, s’écouter, s’ouvrir aux autres – voilà, en définitive, ce que vous retiendrez, longtemps après votre retour.

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